Oui, pendant une année avec une grande association francilienne, mais les groupes étaient vraiment trop nombreux : j’avais envie d’autre chose.
Rando’s a le petit plus qui me manquait : davantage de convivialité, de rencontres. J'ai donc adhéré en 2007.
J’ai participé au week-end « Orientation-boussole » en juin 2009. Fred est un bon animateur et excellent pédagogue ; j’ai donc décidé dès la fin du week-end de mettre en œuvre ce que je venais d’apprendre. Les exercices s’étaient très bien passés sur le terrain avec Fred et le groupe : se guider avec carte et boussole, c’est moins ésotérique que je ne le croyais.
Oui bien sûr : la météo…, une grève de train… et surtout : « Est-ce que je saurai guider un groupe ? »
Début août, pour qu’elle ait lieu fin septembre.
J’aurais pu prendre une randonnée « clé en main » (topo-guide FFRandonnée) ou suivre un sentier GR ou PR. C’est ce que Rando’s conseille aux animateurs débutants. Cependant, j’avais envie d’une balade originale hors des itinéraires balisés, sur des petits chemins. Évidemment, c’est moins simple.
J’ai tout repéré avec carte et boussole : deux reconnaissances sur le terrain.
La première fois, un garde-chasse m’a barré le passage sur 8 km (le seigneur local refusait que son gibier soit dérangé par des manants-randonneurs !). Du coup, j’ai modifié mon parcours et suis retourné sur place pour valider le nouvel itinéraire : mon projet me plaisait bien, passant par de nouveaux petits chemins sympas et peu fréquentés (seulement 2 km de sentier balisé sur 18).
J’avais parlé de mon projet avec Nicolas Gayerie, le coordinateur chargé de la programmation à Rando’s IdF. Je savais qu’il était prêt à me donner un coup de main. J’aurais aussi pu demander à un autre animateur. La co-animation est d’ailleurs conseillée par Rando’s.
Une fois mon projet prêt, je l’ai proposé par courriel à Nicolas ; il a étudié tous les aspects : date, itinéraire, kilométrage, difficultés, durée prévue, horaires des trains… Puis il m’a dit que c’était OK et ma rando a été mise au programme.
Il y a aussi le mémorandum de l’animateur Rando’s : je l’ai découvert sur ce site web. C’est une mine de renseignements. Bien utile pour ne rien oublier.
Au point de rendez-vous, comment cela s’est-il passé ?
Quand j’ai découvert le groupe de 39 personnes qui m’attendait, j’étais un peu stressé : ça fait du monde ! Comment est-ce que j’allais m’en sortir ? Heureusement, plusieurs animateurs confirmés étaient là : ils pouvaient m’aider, au besoin. Ça m’a rassuré.
Comme il y a beaucoup d’agitation dans les gares parisiennes, souvent on se dit juste « bonjour ». J’ai fait en sorte que l'on reste groupés dans le train (pour que personne ne rate l’arrêt). J’ai pris la parole après être sortis de la gare d’arrivée, une fois le groupe rassemblé. À ce moment-là, c’est important pour :
- se faire connaître de chacun
- impulser l’ambiance
- accueillir tout le monde : il y avait des nouveaux/nouvelles. Selon leur première impression, ils resteront dans l’association ou pas.
Je me rappelle de ma première sortie avec Rando’s : nous n’étions que 7. C’était sympa, mais on ne m’avait pas énormément causé. Comme j’étais timide, ce n’était pas évident pour moi.
« Trop » bien. « Trop » de chance : beau temps, aucun pépin. Ça aide ! Je crains que ce ne soit un peu moins facile les prochaines fois.
Seul petit imprévu : en août, j’avais choisi un ravissant coin pique-nique, mais fin septembre il venait d’être labouré ! Avant que les estomacs ne crient famine, il a fallu repérer un autre endroit (à 40, on ne peut pas se poser n’importe où).
Pendant la marche, la difficulté pour l’animateur est qu’il ne peut pas être à la fois devant et derrière, surtout avec un groupe nombreux. Ma crainte était que les derniers s’égarent en ayant un peu traîné.
Ce que j’aime moins, c’est quand certains passent devant l’animateur. Je trouve ça incorrect. Même ceux qui pensent connaître ne peuvent pas être sûrs de l’itinéraire. Puisqu’ils connaissent bien le terrain, ce serait mieux qu’ils proposent des randos, eux aussi !
La sécurité du groupe. Avec « l’effet-groupe », chacun devient moins attentif à sa propre sécurité et à celle des autres ; en discutant, on oublie que le code de la route est aussi pour les randonneurs.
Ce qui est embêtant aussi, c’est l’équipement inadéquat d’un randonneur (des chaussures inadaptées à la marche par exemple). Vous pensez que ça ne regarde que la personne concernée ? Faux : si elle se blesse et ne peut plus suivre, l’animateur doit la prendre en charge et la faire secourir…
Et que devient le reste du groupe pendant ce temps ? Donc, l’équipement correct de chacun, c’est l’affaire de tous.
Tout s’est très bien passé : j’étais tellement content que j’ai oublié de recompter le groupe pour m’assurer que tout le monde était bien là (oups !).
Nous étions largement dans les temps, ce qui a permis d’acheter les billets de retour (pour ceux qui ne l’avaient pas fait dès le matin). Entre nous, je ne comprends pas pourquoi certains font comme ça : on est emm…é dans les petites gares, si l’unique distributeur de tickets est en panne ou trop lent et que le train arrive à ce moment-là… c’est du stress inutile !
Les participants étaient contents, certains m’ont remercié : ça donne envie de recommencer.
Dans les Yvelines : je trouve qu’on pourrait y aller plus souvent. Mes prochaines randonnées seront par là-bas.
- une rando courte que je proposerai en commun avec AIDES, en 2010.
- une autre, je pense pour le printemps ou avant, selon l’état du terrain car ce sera encore hors des itinéraires balisés.
- et je re-programmerai ma première randonnée en 2010, en la rallongeant un peu.
- j’aimerais proposer une rando de nuit, l’été prochain, sur des petits chemins avec peut-être la chance de surprendre quelques animaux. Une rando la nuit, c’est une tout autre ambiance, c’est Philippe J. qui me l’a fait découvrir.
Ma première fois comme animateur Rando’s, c’était bien…